Le Groupe Grandes Ecoles au Féminin (GEF) réunit des représentants des associations d'anciens élèves de 10 grandes écoles : Centrale Paris, ENA, École des Ponts ParisTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, INSEAD, Mines ParisTech, Polytechnique et Sciences Po.
Pour sa cinquième enquête, menée avec le soutien de dix entreprises de premier plan, le réseau GEF a interrogé les diplômés, hommes et femmes, de ses dix écoles membres sur :
- Les grands défis que les entreprises et les organisations vont avoir à relever
- La façon dont les dirigeants d’entreprise accèdent au pouvoir aujourd’hui
- Les qualités qui seront indispensables aux dirigeants de demain
- Les actions à mettre en œuvre pour faire bouger les choses positivement.
Le facteur clé pour devenir patron ? « L’appartenance à un réseau et les relations » répondent l’écrasante majorité des diplômés (76%). Viennent ensuite l’envie de pouvoir (47%), l’énergie et l’endurance (40%), un diplôme de grande école (38%) puis les compromis consentis entre vie familiale et vie professionnelle (37%). Les expériences probantes de réussite passée ne viennent qu’en sixième position (36%). Les cadres relèvent aussi que les dirigeants se cooptent entre eux au sein d’un cercle fermé. Ils expriment une forte critique à l’égard de certains dirigeants qui perpétuent un système toxique où prédomine la connivence.
Résultat : Le profil du dirigeant actuel est à la fois marqué et stable : c’est un homme (81%), il a fait sacarrière en France dans des entreprises françaises (66%), et il est issu d’une grande école (53%).
GEF souligne que cette reproduction est un frein majeur à l’accession des femmes aux
postes de pouvoir.
Le profil idéal du dirigeant idéal ? L’inverse de celui d’aujourd’hui.
Interrogés sur les qualités actuellement prises en compte pour évaluer la performance des dirigeants, les diplômés répondent : entretenir un réseau relationnel (54%), s’approprier et relayer les demandes de l’actionnaire (50%), savoir être dur pour atteindre ses objectifs (44%).
Autant de compétences qui n’apparaissent pas du tout dans le profil idéal du dirigeant de demain qui devra, à l’inverse, savoir piloter à long terme malgré la pression du court terme (61%), savoir motiver ses collaborateurs (51%), être visionnaire (46%) et adopter un comportement exemplaire (42%).
En résumé, les dirigeants et les dirigeantes de demain devront mobiliser des qualités multiples et nouvelles.